Une plaque, treize noms, et toute une réalité sociale sous les yeux

Il n’y a parfois rien de plus parlant qu’une simple plaque murale.

À SOS Médecins Oise, à Creil, treize noms s’affichent. Treize médecins de garde. Treize professionnels, engagés, dévoués. Treize noms qui, visiblement, dérangent certains.

C’est le cas de Guillaume Bensoussan, auteur d’une publication relayant cette plaque, accompagnée d’un commentaire cynique sur la théorie du “grand remplacement”. Ce n’est pas un hasard : ce monsieur est membre du parti d’Éric Zemmour, un mouvement d’extrême droite qui fait de la stigmatisation des immigrés et de la haine de l’altérité son fond de commerce.

Ce qu’il voulait désigner comme “problème”, c’est ce que nous considérons, nous, comme une immense richesse.

Car ces médecins-là, ce sont eux qui assurent les urgences à toute heure.

Eux qui pallient le manque de personnel, les démissions, la fatigue.

Eux qui incarnent un service de santé qui tient debout… grâce à l’engagement des enfants de l’immigration.

La réalité est simple : sans ces soignants, sans ces visages, sans ces noms, la médecine de ville et les soins d’urgence s’effondreraient.

Le vrai scandale n’est pas la diversité de cette équipe médicale.

Le vrai scandale, c’est qu’on laisse des idéologues d’extrême droite jeter l’opprobre sur celles et ceux qui sauvent des vies.

À Creil l’Insoumise, nous affirmons notre soutien plein et entier à ces médecins.

Nous affirmons que le racisme n’a pas sa place dans le débat public.

Et nous défendrons toujours celles et ceux qui bâtissent, soignent, rassemblent.

Parce que notre ville, comme notre pays, est plus belle quand elle est unie.

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